Les 7 (vrais) Meilleurs Couteaux de Survie 2018 – Comparatif Complet

Je suis partie d’une sélection de 26 couteaux de survie pour n’en garder que les 7 meilleurs, dans trois gammes de prix. Mon favori du moment : le Gerber Bear Grylls, qui cache de nombreuses astuces pour survivre et qui reste abordable.

Meilleur pas cher
Gerber Bear Grylls Ultimate Fixed Blade Knife lame crantée
Meilleur milieu de gamme
Spyderco Couteau Military Digital Camo Lame Acier CPM-S30V Manche G-10 Made in USA Couteau Military Digital Camo Lame Acier CPM-S30V Manche G-10 Made in USA Camouflage
Meilleur haut de gamme
Benchmade Bushcrafter Couteau à Lame Fixe Mixte Adulte, Gris/Vert, 112 mm
Gerber Bear Grylls
Spyderco G-10
Benchmade Bushcrafter 162
49,90 EUR
251,28 EUR
236,15 EUR
Meilleur pas cher
Gerber Bear Grylls Ultimate Fixed Blade Knife lame crantée
Gerber Bear Grylls
49,90 EUR
Meilleur milieu de gamme
Spyderco Couteau Military Digital Camo Lame Acier CPM-S30V Manche G-10 Made in USA Couteau Military Digital Camo Lame Acier CPM-S30V Manche G-10 Made in USA Camouflage
Spyderco G-10
251,28 EUR
Meilleur haut de gamme
Benchmade Bushcrafter Couteau à Lame Fixe Mixte Adulte, Gris/Vert, 112 mm
Benchmade Bushcrafter 162
236,15 EUR

 

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Les rédacteurs de Chromebookeur passent des centaines d’heures à rechercher, analyser et comparer des produits afin de recommander ceux qui ont le meilleur rapport qualité/prix. Nos choix sont faits de manière impartiale, et nous n’acceptons jamais de mettre en avant une marque plutôt qu’une autre. En savoir plus.

Les meilleurs couteaux de survie pas chers

On commence avec des modèles très abordables et qui restent tout à fait adaptés à la survie, pour moins d’une centaine d’euros.

Gerber Bear Grylls : le meilleur pas cher

gerber bear grylls

Prix
49,90 EUR
Avantages
Prix abordable
Polyvalent
Solide, pratique et durable
Inconvénients
Dragonne un peu courte

Second modèle d’un tout autre style : le couteau de survie Gerber Bear Grylls, qu’on reconnaît tout de suite avec son coloris orange et gris. Il pèse un peu plus lourd, 209 grammes, pour une lame de 12 centimètres, mais reste un allié léger et pratique pour survivre en pleine nature et partir en randonnée.

Sa lame est acier inoxydable, avec un fort taux de carbone : elle est donc robuste et résiste à l’usure. J’apprécie le caoutchouc de la poignée, déjà parce qu’il est stylisé, et parce que c’est une matière pratique à prendre en main, qui ne glisse pas.

Le pommeau, à la base du manche, est aussi en acier, ce qui peut être pratique pour imiter un effet marteau. Le premier modèle avait uniquement une fonction couteau, ici on arrive sur un produit qui est conçu autour du concept de survie, et qui est donc polyvalent.

On trouve aussi un sifflet d’urgence stocké dans le cordon de la longe. Dans la gaine, un allume-feu sous forme de tige, et une petite pierre à aiguiser. Avec ce couteau, je ne crains plus de me perdre en forêt : il m’aide à faire un feu, à demander de l’aide, et sert d’outil, notamment de scie avec des serrations sur une partie de la lame.

Sans compter les trois petits trous sur le manche qui permettent de se servir du couteau comme lame sur une lance, une idée qu’on ne retrouve pas sur d’autres modèles. Le couteau est même livré avec un petit guide de survie et des instructions de sauvetage : mais attention, c’est en anglais.

L’ensemble paraît durable. La gaine est en nylon, de qualité militaire, et traitée pour résister à la moisissure.

Je trouve l’épaisseur et la longueur idéales pour des conditions de pleine nature. L’étui m’a l’air bien résistant à l’eau et l’humidité.

La dragonne est peut-être un peu courte pour le transport, mais le rapport qualité-prix reste impeccable. C’est un couteau solide, pratique, à un budget raisonnable, loin du gadget.

Buck Bantam Break Up Country : un petit budget efficace

buck bantam country

Prix
32,06 EUR
Avantages
Prix abordable
Facile à transporter
Couteau robuste, garanti à vie
Inconvénients
Lame un peu moins tranchante que les précédents Buck

Premier choix : le couteau de survie Buck Bantam Break Up Country. C’est le plus petit budget de ce guide.

Mais c’est le type de couteau de survie qu’on va pouvoir emmener en randonnée, à la pêche, à la chasse.

Il faut savoir qu’on a beau être sur un budget très abordable, Buck est sans doute l’une des marques de couteau les plus célèbres au monde : plus d’un demi-million de couteaux partent de leurs usines chaque année. C’est cette marque qui a inventé le système de verrouillage back lock.

C’est un système de verrouillage à pompe, qui est devenu une norme : la partie haute du talon est crochetée par une tige en métal, qui va verrouiller et déverrouiller la lame. Ce modèle dispose donc de cette ouverture à pompe, comme tous les autres de modèles de cette gamme.

La lame est composée d’acier 420, le manche de nylon et de fibre de verre. Il ne pèse que 70 grammes dans la poche, ce qui en fait un allié léger et pratique.

Il dispose d’une encoche pour pouvoir y accrocher un cordon ou le fixer à sa ceinture. La lame fait 11 centimètres, et la longueur totale du couteau est 18,5 centimètres.

J’aime bien son motif camouflage, très classique pour un couteau de survie. Le manche est texturé et agréable à prendre en main.

Côté pratique : le système d’ouverture permet de l’ouvrir à l’aide d’une seule main, et il tient bien en place une fois ouvert. Au niveau durabilité, les couteaux Buck sont garantis contre tout défaut de fabrication, à vie, et proposent de remplacer tout couteau défaillant.

On se sent déjà rassurés ! Ils ne sont bien sûr pas garantis contre l’usure, ni un mauvais usage : ce couteau ne doit pas être utilisé comme tournevis, comme marteau, ou pour produire un effet levier.

Parlons justement de qualité et de solidité : pour ce prix, la qualité est au rendez-vous. Il a l’avantage d’être très facile à transporter, glissé dans un sac, et il ne pèse quasiment rien.

Je trouve la lame solide, suffisamment tranchante, même si elle peut paraître moins efficace que sur d’autres modèles que nous verrons dans ce guide. Elle semble robuste, et coupe bien.

Bien sûr, le couteau de survie, c’est le genre d’objet que l’on va transporter partout. Et ici, on regrette peut-être la qualité de la peinture, ou du petit fermoir métallique, sur le long terme.

La dégradation reste uniquement visuelle. Je me demande quand même comment le manche et les rivets vont évoluer au fil du temps.

La lame est aussi un peu moins tranchante que sur des modèles plus anciens de chez Buck. On en a quand même pour son argent, avec un couteau robuste, une ouverture qui fonctionne, et un manche ergonomique.

CRKT M-16 12Z : le standard militaire

crkt m16

Prix
63,60 EUR
Avantages
Goupille supplémentaire
Ouverture pratique, même en portant des gants
Robuste et tranchant
Inconvénients
Aspect général très “métallique”

On passe au CRKT M-16 12Z, un nom un peu barbare pour un couteau de survie. Le sigle CRKT fait référence à la marque Columbia River Knife & Tool.

C’est un couteau de survie classique, sobre, de coloris noir, léger et tranchant. L’aspect visuel général est très métallique.

Il ne pèse que 136 grammes, avec une lame en acier inoxydable, un manche à trous en nylon et fibre de verre et un système de verrouillage automatique.

Ce couteau de survie fait partie de la gamme M16 de la marque, plutôt populaire : c’est le modèle Z que nous voyons-ici. Il est conçu pour être fonctionnel, avec une petite lame de près de 8 centimètres.

Le nylon et la fibre de verre sont des matériaux robustes : la poignée est très rigide et tient bien dans la main. Les bords de la lame sont à la fois tranchants et pointus, et me semblent bien efficaces.

L’ouverture est très pratique, on peut même l’activer en portant des gants, ce qui est un avantage notable en conditions extrêmes. Et elle sert de sécurité une fois la lame ouverte.

Une goupille supplémentaire permet de doubler la sécurité du couteau, ce qui fait que le système de verrouillage tient bien en place. Il dispose aussi d’un clip pour l’attacher aux vêtements ou à la ceinture.

Il est fourni avec une garantie à vie, encore une fois pour les défauts de fabrication ou de matériaux. Encore une fois, cela ne concerne pas les mauvaises utilisations qu’on pourrait en faire, il faut donc en prendre soin.

Et la garantie ne fonctionne plus si vous revendez le couteau. C’est un bon modèle, dont le designer, Kit Carson, est d’ailleurs réputé pour ses séries de couteaux.

C’est un ancien soldat, vivant dans le Kentucky, maintenant à la retraite, qui conçoit des couteaux depuis déjà une trentaine d’années. Le point fort de ce modèle, petit dernier de la gamme, reste le système de verrouillage particulier qui permet au couteau de rester bien en place une fois ouvert.

Les meilleurs couteaux de survie de milieu de gamme

On passe au milieu de gamme avec deux couteaux de survie que j’ai conservé dans ma sélection pour leur polyvalence et leur efficacité.

Spyderco G-10 : le meilleur milieu de gamme

spyderco g10

Prix
251,28 EUR
Avantages
Ouverture possible à une main
Possible de le faire graver
Léger, robuste et efficace
Inconvénients
Pas assez affûté pour pouvoir se raser

Second modèle de milieu de gamme : le couteau de survie Spyderco G-10. On est ici sur un couteau de type militaire, avec une lame de 10,2 centimètres, et un style camouflage. Petit avantage côté style : on peut le graver.

Il dispose de tous les attributs de base d’un couteau de survie : un système de sécurité, une ouverture rapide, un clip qui permet de le fixer à sa poche. Il n’est malheureusement pas fourni avec un étui.

Pour la petite histoire, c’est un type de couteau conçu par Sal Glesser, fondateur de la marque Spyderco, en 1996. Il est fait pour être léger mais permettre un usage militaire.

Il est assez grand mais pèse 120 grammes, sans lésiner sur la solidité. L’ouverture du couteau peut se faire avec une seule main, grâce à la présence d’un grand trou destiné au pouce.

On peut l’ouvrir avec des gants. Le système de verrouillage est fiable.

Le manche est en G-10, d’où le nom du couteau : c’est un alliage composite de fibres de verre, conçu pour à la fois indestructible et confortable. Il n’est pas extrêmement tranchant, mais suffisamment tranchant pour des usages multiples en condition de survie.

La lame, fine, peut aussi se courber sur certaines pierres d’aiguisage. Il ne sera pas aiguisé, pour, par exemple, vous raser, ce que certains couteaux de survie sont capables de faire.

Mais en l’aiguisant de façon adaptée, ça devrait être possible. Le couteau est tout de même conçu dans un acier durable qui me paraît robuste.

On ne trouve pas d’équivalent en termes de légèreté et d’efficacité. C’est un bon couteau de poche qui a fait ses preuves.

Ka-Bar BK-2 Becker Companion : le compagnon de route

bk2 bakar

Prix
124,99 EUR
Avantages
Plaquettes dévissables, pour faire une lance
Polyvalent
Robuste et fonctionnel
Inconvénients
Assez lourd

Nouvel allié de vos sorties en pleine nature : le couteau de survie Ka-Bar Becker Companion, de la marque Ka-Bar Becker. J’adore son style : il est entièrement noir, du manche à la lame.

Il permet de faire à peu près tout en camping ou en randonnée, de la cuisine au petit bois pour le feu. Et il est fourni avec un étui en polyester et sa petite poche.

La lame fait un peu plus de 13 centimètres, elle est donc de taille idéale. La gaine est polyvalente, et le couteau coupe bien.

La lame est coulée dans un acier robuste, et courbée à 20 degrés. Le manche est fait en Grivory, un alliage de fibre de verre solide.

Le couteau est garanti à vie. Ce modèle est plus robuste mais plus lourd que les autres, plus de 500 grammes. On ne nous propose plus ici un petit couteau de survie à glisser dans la poche mais un couteau robuste et fonctionnel, dont on sent le poids dans la main.

La lame est recouverte d’un revêtement de protection, et garde son tranchant même après une découpe de bois. Elle est vraiment conçue pour des travaux un peu plus lourds, pour découper des matériaux solides.

Le couteau dispose d’un système de sécurité. L’attache à la ceinture est de bonne qualité et tient en place.

Le couteau a un bon équilibre général, mais comme je l’ai dit, reste lourd en main. Il peut même servir d’arme de défense en forêt : on est ici dans le compromis entre un couteau polyvalent et discret et un outil tranchant qui puisse permettre de faire du batonnage.

La lame est assez épaisse pour du batonnage de gros tronc.

Il est aussi polyvalent : on peut dévisser les plaquettes pour transformer ce couteau de survie en lance. On peut d’ailleurs modifier les plaquettes.

L’impression 3D peut permettre de personnaliser ce couteau en faisant des merveilles. Il permet aussi de faire un effet levier, vu la solidité de la lame.

Le manche, lui, est suffisamment solide pour faire office de marteau, et de brise-vitre. J’aime aussi le fait que le système d’accroche puisse se fixer horizontalement ou verticalement : on peut donc accrocher le couteau sur un sac, à sa jambe, sur une ceinture.

Les meilleurs couteaux de survie haut de gamme

Même dans le domaine de la survie, il existe du haut de gamme. Des petits bijoux dans le domaine de la coutellerie : voici deux modèles qui valent le détour.

Benchmade Bushcrafter 162 : le meilleur haut de gamme

benchmade bushcrafter

Prix
236,15 EUR
Avantages
Garanti à vie
Design classique, élégant
Robuste, fiable
Inconvénients
Lame fixe, donc prend un peu plus de place
Prix élevé

Voilà un couteau haut de gamme, sobre, mais qui répond à nos attentes : le couteau de survie Benchmade Bushcrafter 162. Son apparence est sobre et classique, mais c’est un combattant.

L’acier inoxydable utilisé pour concevoir la lame, de type CPM-S30V, est de haute qualité, très robuste. On a encore ici une garantie à vie contre les défauts de fabrication. Benchmade est une marque reconnue qui conçoit des couteaux depuis 1988.

L’équilibre entre le manche et la lame est bien calculé. Il pèse en tout 318 grammes. Le manche, en G-10, est imperméable, résiste à la moisissure.
C’est aussi un matériau qui tient bien dans des conditions extrêmes, et reste stable. On aime donc bien le retrouver sur des couteaux destinés à un usage en plein air. Il faut noter que c’est un couteau à lame fixe.

On a pu voir des couteaux pliants au cours de ce guide, et ce sont deux types de produits. La lame fixe permet plus de résistance et de fiabilité, plus de facilité d’entretien, mais prend plus de place. La gaine en cuir est également de bonne qualité.

Il ne dispose pas de nombreuses fonctionnalités destinées à la survie, mais est vraiment axé sur le geste de couper. C’est un couteau, au sens propre du terme, et un couteau qui représente un petit investissement, mais c’est le genre d’objet qui se transmet de génération en génération.

C’est un exemple typique de couteau de survie, pensé pour un usage tactique. La lame est épaisse, efficace, solide, durable.

Vous pouvez toujours améliorer une lame en l’aiguisant pour la rendre encore plus lisse et net. C’est l’idéal pour parvenir à couper du bois, du carton, du cordage, et des matériaux solides.

On sent, en tenant le manche, qu’on est là sur un couteau haut de gamme. Dès réception, il sera suffisamment aiguisé pour permettre de raser des poils, et ce avant tout grâce à la qualité de l’acier utilisé.

Pas vraiment, donc, de points noirs sur ce produit, si vous cherchez un couteau fixe.

Tom Brown Tracker : le couteau qui divise

tom brown tracker

Prix
326,00 EUR
Avantages
Très beau couteau
Lame de qualité, très tranchante
Gaine en Kydex, avec revêtement protecteur
Inconvénients
Prix élevé
Pas assez lourd pour être tout-en-un, mais trop lourd pour un simple couteau

Dernier modèle de cette sélection : le couteau de survie Tom Brown Tracker.On arrive certes sur des prix assez hauts, mais on est ici dans le couteau de survie de luxe. C’est un très bel objet, dont on reconnaît vite les particularités.

Au niveau des caractéristiques de base : une lame fixe de 16.2 centimètres pour un couteau de 30 centimètres. Une épaisseur de lame d’un peu plus de 6 millimètres et un poids total de 600 grammes.

La gaine fournie est en Kydex, la lame en acier 1095, couverte d’un revêtement protecteur.

Le modèle est toutefois critiqué pour certaines caractéristiques techniques. Déjà, le poids, tout de même lourd, du couteau.

Certaines fonctionnalités sont aussi visées : les dents de scie sur le couteau semblent fragiles. L’idée de ce couteau était de concevoir un couteau tout-en-un pour s’adapter aux conditions de survie, c’est ce qui fait son poids, mais c’est aussi ce qui fait que certaines fonctions sont un peu délaissées.

En fait, il n’est pas assez lourd pour proposer assez d’options comme couteau tout-en-un, mais il est trop lourd pour un simple couteau qui coupe.

Car oui, il faut reconnaître qu’il coupe, et bien. La lame est de bonne qualité, et les matériaux sont faits pour durer.

Il remplit bien les fonctions d’une petite hache, ce qui en fait tout de même un outil de survie idéal. Si le modèle est critiqué, c’est avant tout en tant que couteau, alors qu’il n’a pas exactement été conçu à cet usage. C’est un bon outil pour des conditions de plein air, de nature, et de survie, mais si on sait l’utiliser de façon adéquate.

Les produits de ma sélection en promo pour l’instant

Comment choisir votre couteau de survie ?

Bien choisir votre couteau de survie

Pourquoi acheter un couteau de survie ?

Le couteau de survie, comme son nom l’indique, est un outil qui va nous permettre de mieux résister à des environnements hostiles. Bien sûr, il ne nous est pas toujours nécessaire de survivre au sens propre du terme.

Mais c’est savoir satisfaire ses besoins vitaux et maintenir un environnement favorable à la survie en plein air. C’est une situation que l’on retrouve en camping, en randonnée, en bivouac.

On peut parfois se retrouver bloqué, face aux forces de la nature. Il faut pouvoir alors tailler, travailler le petit bois, trouver ses aliments, se défendre contre les bêtes sauvages, ou encore se construire un abri. Difficile de réaliser toutes ces tâches sans couteau.

Il peut simplement vous servir à couper, ou il peut être muni de plein d’items de survie précieux, comme l’allume-feu, ou encore les dents de scie.

On trouve donc de nombreux types de couteaux, pour différents budgets, qui ont des fonctions différentes. Le couteau classique est à lame fixe, dit full-tang, c’est-à-dire que la lame métallique s’étend sur toute la longueur du manche : il est conçu pour être résistant et robuste.

Cela lui permet aussi de supporter des pressions plus fortes et de moins subir les chocs. On trouve aussi des couteaux pliants, plutôt faits pour être légers et discrets, toujours prêts à être dégainés.

Il sera souvent moins cher, et est destiné à d’autres usages. On trouve des couteaux qui ont l’unique fonction de couper, mais qui le font bien.

D’autres proposent de multiples fonctionnalités pour survivre : certains s’apparentent au gadgets, d’autres seront de réels compagnons de route.

Ici, tout va donc dépendre de ce que vous cherchez, et de l’utilisation que vous comptez en faire : vous défendre, survivre, chasser, tailler ? On classe aussi parfois les couteaux de survie en fonction de leur usage.

Le couteau de chasse

Certains sont plus destinés à la chasse et s’inscrivent dans la vague survivaliste. Ce sont toujours des lames fixes, de plus de 15 centimètres, assez pointues et tranchantes. La lame est d’ailleurs rarement munies d’autres fonctions comme des dents de scie, mais uniquement axée sur le tranchant. C’est le même type de couteau, parfois pliable, que l’on va retrouver dans les couteaux de combat.

Le travail du bois

Un couteau, en conditions de survie, va aussi servir à travailler le bois : le petit bois pour le feu, les broussailles et branches pour se construire une cabane. Ici aussi, ou est souvent sur des lames fixes, qui sont suffisamment robustes pour travailler du bois épais, non dentelé. On peut aussi travailler le bois avec des couteaux pliants, multi-fonctionnels.

La lame est tranchante et simple, et la poignée doit bien tenir en main.

Le couteau tactique

C’est un couteau de survie destiné à l’origine à l’usage militaire. Il dispose donc de fonctions qui vont permettre de répondre à des mises en situations précises, par exemple, quand on doit couper un harnais pour sortir d’un hélicoptère.

Il a souvent une pointe forme, une petite lame qui ne fait pas plus de 10 centimètres. Il peut être fixe ou pliable.

En plus de l’usage que vous allez en faire, quelques critères peuvent définir votre choix final, au niveau de la lame, des matériaux, et de la conception.

Voici donc 8 critères qui vous aideront à faire votre choix.

La lame, un critère fondamental

Quel que soit le type de couteau de survie dont on parle, la qualité de fabrication de la lame est un critère fondamental. On ne pourrait pas imaginer survivre avec une lame qui ne tranche pas, qui ne remplit pas ses fonctions.

Selon les usages, elle peut disposer de différents attributs, de différentes visées. Si on doit par exemple vider un animal, il faut pouvoir se servir de la lame jusqu’à la pointe.

Pour un gros couteau fixe, on trouvera en général des lames tranchantes, à partir de 15 et jusqu’à 30 centimètres. L’acier utilisé dans les couteaux de qualité est en général de type 1095, 5160, ou encore 440C.

Le manche est aussi un élément important, car il ne doit surtout pas glisser des mains. Il doit donc être revêtu d’une matière anti-dérapante, texturée dans l’idéal, par exemple en caoutchouc.

La lame d’un couteau classique mesure plutôt entre 10 et 15 centimètres. Il a tendance à être moins lourd, avec une poignée ergonomique qui permet de réaliser tous les gestes possibles.

Il est donc plus petit et plus maniable. Les couteaux utilitaires sont encore plus petits, avec des lames de 10 centimètres ou moins.

Couteau fixe ou couteau pliant

Certes, il est bon que la lame soit de qualité, mais il faut aussi savoir ce que l’on veut. Le couteau de survie fixe, et le couteau à lame pliante, ont tout deux des caractéristiques bien distinctes.

Ce qui est bien avec le couteau de poche, c’est qu’on peut le glisser dans sa poche, contrairement au modèle fixe. On peut l’avoir sur soi tous les jours.

Le problème est qu’il aura moins de rigidité, et que la lame peut se briser en pleine action. C’est pour cela que les lames fixes sont recommandées dans un but survivaliste, quand une lame pliable servira plutôt à randonner en forêt.

La lame fixe aura aussi plus tendance à résister aux pressions, aux températures extrêmes, aux situations extrêmes, et est souvent faite d’un acier plus durable. Il est aussi possible de combiner les deux pour pouvoir s’adapter aux événements, même si lame fixe reste votre principale ressource.

Le tranchant de la lame

Il existe aussi différents types de tranchants, destinés à différentes utilisations.

On a d’abord le tranchant droit, la coupe la plus classique, à l’usage le plus généraliste. On en trouve différents types, selon l’angle de coupe.

Ce dernier peut être neutre, le plus classique, positif, ou négatif. L’angle de coupe positif va permettre d’augmenter l’angle d’attaque, ce qui est idéal pour la coupe classique. L’angle de coupe négatif va lui réduire la pression exercée sur le tranchant lors de la coupe.

La lame peut aussi être légèrement recourbée : elle va alors pouvoir à la fois tailler et sculpter, mais aussi être assez efficace pour couper.

Les lames peuvent aussi être munies de petits ajouts, comme les dents de scie. C’est un bon plan, mais seulement si elles sont de qualité, auquel cas ce n’est finalement qu’un gadget qui amenuise la qualité du tranchant sur tout la longueur.

La longueur de la lame

Plus votre lame sera longue, plus il vous sera facile de couper et de fendre, par exemple un bâton. Mais plus elle est longue, plus vous aurez du mal à la contrôler, à effectuer des coupes très précises, ou par exemple à tailler le bois.

Une lame de 9 à 12 centimètres sera plus adaptée aux manœuvres précises, aux petites entailles. Cela peut par exemple servir pour la fabrication de pièges, ou pour éviscérer les poissons que vous venez de pêcher.

Si vous voulez un bon compromis et une lame polyvalente, optez pour une longueur moyenne de 15 centimètres.

L’acier de la lame

On a déjà évoqué ce point, mais il est important. Le type d’acier utilisé compte beaucoup : c’est lui qui définit la durabilité de votre couteau, sa résistance à l’usure et aux conditions extrêmes.

Il existe deux types d’aciers : des aciers qui s’oxydent, et contiennent du carbone, et des aciers inoxydables. Les aciers qui s’oxydent ne résistent pas à la corrosion, mais sont plus robustes, plus résistants, plus facile à affûter.

On retrouve toutefois plus d’acier inoxydable sur le marché des couteaux, malgré sa moindre durabilité.

La robustesse de l’acier dépend toutefois aussi de son indice HRC, qui désigne sa dureté Rockwell. Une dureté de 50 à 54 sera une moyenne haute.

Les grands couteaux de survie classiques sont en général conçus dans un acier non inoxydable, à forte teneur en carbone, avec une dureté allant de 50 à 54. Les petits couteaux ont une dureté Rockwell souvent plus élevée.

Concernant les aciers à forte teneur en carbone, favorisez les aciers 1095, 5160, O1 et A2. Pour les aciers inoxydables, on a aussi quelques références, notamment les aciers 420HC, 440C, AUS-8 et AUS-10.

Attention toutefois avec l’acier inoxydable : il n’est pas infaillible. Il faut bien l’entretenir pour que le couteau conserve sa brillance.

Il existe aussi certains aciers issus d’alliages particuliers qui rendent le couteau très solide, comme le AUS-8, le CPM3V Steel. Le classique 1095 est l’un des moins onéreux pour cette qualité, plus ou moins durable selon la recette utilisée.

L’acier 1.4116 est celui qui est utilisé dans les couteaux suisse, dont la recette reste un mystère.

Le type de lame

Il existe différentes formes de lames et de pointes de couteaux. La plus classique est la lame à tranchant droit, qui a un dos plat et dont la pointe se courbe vers la fin.

Elle est idéale pour trancher, couper, et a une bonne force de coupe. On la retrouve souvent sur des gros couteaux fixes. Il faut utiliser la courbe du couteau pour découper.

On a ensuite la lame trailing-point, qui a une courbe montante en bout de lame et permet de découper des tranches. Elle est légère, et surtout pratique pour dépecer.

La lame clip-point fait plus penser à un sabre, et on l’utilise souvent pour la survie. Elle a un dos concave et une pointe fine et nette.

Elle peut se glisser un peu partout. Ce sont les lames qu’on va retrouver le plus souvent sur des couteaux de survie.

On peut aussi trouver la lame needle-point, qui est plus un couteau de combat. C’est une longue lame pointue, mais qui peut facilement se briser sous trop de pression.

Le type de manche

Le point faible d’un couteau, c’est souvent le point ou la lame et le manche se rejoignent. Ce point d’équilibre du couteau est appelé mitre.

La soie désigne le manche, mais en réalité ce qui est en-dessous, soit l’ossature du couteau. Les couteaux les plus solides sont ceux où la lame, la mitre, et la soie, sont faites d’une seule et même pièce.

Ce genre de couteau sera bien plus durable sur le long terme. Il arrive aussi que cela ne soit que partiel, et que la soie ne s’étende que sur la longueur du manche, et non sur sa largeur, ce qui confère tout de même moins de solidité.

Le matériau du manche

Dernier facteur à prendre en compte, qui compte aussi dans le style : le matériau dans lequel votre couteau est fabriqué. Il faut qu’il résiste aux fissures, aux possibles chocs, aux conditions extrêmes.

Il faut favoriser un matériau qui ne craint pas l’humidité. Dans le monde du survivalisme, on aime la toile et le lin Micarta.

C’est une matière imprégnée de résine chauffée puis soumise à de fortes pressions pour devenir un matériau solide. Pour un moindre coût, et une bonne robustesse, on préfère les matières composites issues de fibre de verre comme le G-10, populaire, ou le Zytel.

Pour des couteaux très massifs qui vont nous servir à hacher, les poignées sont idéalement en caoutchouc texturé.

À propos de l'auteur

Delphine Christophe

Que dire de moi? Bonne question... Curieuse, gourmande et passionnée dans la rédaction (et quelques autres choses, mais ça c'est secret).... Le reste, vous le découvrirez par la suite ! ;)

  • Bonsoir,
    Pourquoi le Mora ou le Hultafors OK4 n’ont pas été pris en compte pourtant les meilleurs dans leur domaine rapport qualité/prestation/prix ? Le Berger BG un peu surfait.

    • Bonsoir Didier,

      Merci pour votre avis!

      Le Hutafors OK4, qui se situe fort dans la même gamme de prix que le Mora, avait été éliminé au profit de celui-ci. Et si on avait dans un premier temps bien noté le Mora, on a finalement décidé de l’éliminer de notre sélection car, malgré toutes ses performances, nous avons constaté que de très nombreux utilisateurs se plaignent du fait qu’il s’oxyde (très) vite.

      Par contre, pourquoi trouvez-vous que le Berger BG est surfait? Nous avons pu, bien entendu, émettre une erreur d’appréciation (l’émission d’un comparatif a toujours quelque chose de subjectif)

      Belle journée,

  • >